Quel déshydrateur alimentaire choisir ? Les conseils d’Amadine

Déshydrateur alimentaire avec des fruits
Illustration : un déshydrateur alimentaire, sans lien avec les modèles cités. Photo : Vassilik, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Bonjour, c’est Amadine. Tout a commencé avec le pommier de mes beaux-parents. Chaque automne, ils nous donnaient des cagettes entières de pommes, et malgré les compotes, les tartes et les crémes, une partie finissait toujours par s’abîmer. Une amie m’a alors parlé de ses chips de pommes maison, faites avec un déshydrateur. J’ai essayé, et ce petit appareil est devenu l’un de mes alliés anti-gaspillage préférés. Je vous partage ici ce que j’ai appris pour bien le choisir et bien l’utiliser.

À quoi sert un déshydrateur alimentaire

Un déshydrateur fait circuler un air chaud à basse température autour des aliments, posés sur des plateaux, pendant plusieurs heures. L’eau s’évapore doucement, ce qui permet de conserver les aliments plus longtemps et de concentrer leurs saveurs. On l’utilise pour les fruits, les légumes, les herbes aromatiques, les champignons, les tomates séchées, les chips de légumes, et même pour faire sa propre poudre de légumes ou des crackers aux graines.

On peut aussi sécher au four, bien sûr, porte entrouverte et à basse température. Mais le four consomme davantage sur des durées aussi longues, et il est immobilisé pendant des heures. Le déshydrateur est pensé pour cet usage, avec une température plus douce et mieux contrôlée.

Les deux grands types de déshydrateurs

Le modèle à plateaux empilés

Les plateaux ronds ou carrés s’empilent au-dessus d’une base qui contient le ventilateur et la résistance. L’air circule de bas en haut. Ces modèles sont souvent compacts et abordables, et on peut parfois ajouter des plateaux. Leur limite : le séchage peut être moins homogène, et il faut parfois intervertir les plateaux en cours de route.

Le modèle à tiroirs

Il ressemble à un petit four avec des clayettes qui se glissent comme des tiroirs. Le ventilateur est souvent à l’arrière et souffle horizontalement, ce qui donne en général un séchage plus régulier. On peut aussi sortir un seul plateau sans tout démonter. Ces modèles sont plus encombrants et plus chers.

Les critères que je regarde

Le thermostat

C’est pour moi le critère essentiel. Chaque aliment a sa température idéale : plus basse pour les herbes, plus élevée pour certains fruits et légumes. Un thermostat réglable avec une plage suffisante permet de tout faire. Les modèles sans réglage sont plus limités.

La minuterie

Les séchages durent souvent de longues heures. Une minuterie avec arrêt automatique évite de devoir se lever la nuit ou de rentrer en courant pour l’éteindre.

Le nombre et la taille des plateaux

Plus vous avez de surface, plus vous pouvez sécher en une seule fois. Si vous avez un potager ou un verger, prévoyez large. Pour quelques chips de pommes de temps en temps, un petit modèle suffit.

Les matériaux

Les plateaux sont souvent en plastique ou en inox. Je regarde que le plastique soit indiqué sans BPA quand c’est précisé. L’inox est plus durable et facile à nettoyer, mais il coûte plus cher.

Le bruit

Le ventilateur tourne pendant des heures. Si votre cuisine est ouverte sur le salon ou proche des chambres, regardez le niveau sonore annoncé ou les avis d’acheteurs.

Les accessoires

Une feuille pleine pour les purées de fruits, qui permet de faire des cuirs de fruits, et une grille fine pour les petits morceaux ou les herbes sont très pratiques. Certains modèles les incluent, d’autres les vendent à part.

Mes erreurs à éviter

  • Couper les morceaux d’épaisseurs différentes : certains brûlent pendant que d’autres restent humides.
  • Superposer les tranches sur les plateaux, ce qui bloque l’air.
  • Ranger les aliments avant qu’ils soient complètement secs et refroidis, au risque de voir apparaître de la moisissure.
  • Choisir un modèle sans thermostat en pensant tout sécher avec.
  • Oublier de tourner ou d’intervertir les plateaux sur un modèle empilable.
  • Improviser avec la viande ou le poisson sans suivre des recommandations sérieuses en matière de sécurité alimentaire.

Mes préparations préférées

Mes incontournables : les chips de pommes à la cannelle, tranchées finement à la mandoline et trempées quelques minutes dans de l’eau citronnée pour éviter qu’elles noircissent. Les bananes séchées pour les goûters des enfants. Les tomates cerises coupées en deux, que je conserve ensuite dans l’huile d’olive au réfrigérateur. Les herbes du jardin, thym, romarin, menthe, que je sèche en fin d’été pour tout l’hiver. Et les cuirs de fruits, faits avec une purée de fraises et de pommes étalée finement sur la feuille pleine : les enfants les adorent.

Je récupère aussi les fanes de carottes ou les restes de légumes pour faire une poudre de légumes maison, que j’utilise comme un bouillon dans mes soupes. C’est économique, et rien ne se perd.

Bien conserver ses aliments séchés

Une fois les aliments bien secs et refroidis, je les mets dans des bocaux en verre bien fermés, à l’abri de la lumière et de la chaleur. J’étiquette chaque bocal avec la date. Les premiers jours, je surveille l’apparition de buée : si elle apparaît, c’est que le séchage n’était pas complet, et je remets les aliments dans le déshydrateur. La durée de conservation dépend de l’aliment et du séchage, donc je reste attentive à l’aspect et à l’odeur.

Mes recommandations selon votre profil

Vous débutez

Un modèle à plateaux empilés avec thermostat et minuterie est un bon point de départ, sans trop investir.

Vous avez un potager ou un verger

Un modèle à tiroirs avec de nombreux plateaux, pour sécher de grandes quantités de manière homogène.

Vous manquez de place

Un modèle empilable compact, dont les plateaux s’emboîtent pour le rangement.

Vous cuisinez beaucoup de plantes et d’herbes

Un thermostat qui descend bas et des grilles fines seront vos meilleurs alliés.

Ma routine pour un séchage réussi

Je choisis des fruits et légumes bien mûrs mais sans parties abîmées, que je lave et sèche soigneusement. Je les coupe en tranches régulières, assez fines, et j’utilise une mandoline pour gagner du temps. Je dispose les morceaux sur les plateaux sans qu’ils se touchent, en laissant circuler l’air. Je note sur un petit carnet l’aliment, l’épaisseur, la température et la durée : au fil des séchages, ce carnet est devenu mon meilleur guide, adapté à mon appareil.

Pour vérifier que c’est prêt, je laisse refroidir un morceau quelques minutes puis je le casse ou le plie. Les chips doivent être cassantes, les fruits comme les abricots ou les bananes rester souples mais sans humidité à l’intérieur. En cas de doute, je prolonge un peu. Enfin, je place l’appareil dans une pièce aérée, sur une surface stable, loin d’un mur pour que l’air circule bien, et jamais près d’une source d’eau.

Une activité à partager en famille

Mes ados se sont pris au jeu : ils inventent leurs mélanges, pomme et cannelle, mangue et citron vert, et préparent leurs propres goûters pour la semaine. C’est une jolie façon de leur apprendre à cuisiner et à ne rien gaspiller.

Questions fréquentes

Combien de temps dure un séchage ?

Cela dépend de l’aliment, de l’épaisseur et de la température, souvent plusieurs heures. Les notices donnent des repères utiles.

Consomme-t-il beaucoup ?

Sa puissance est généralement modeste, mais il fonctionne longtemps. Comparez la puissance indiquée et évitez de le faire tourner à moitié vide.

Peut-on sécher de la viande ?

Certains modèles le permettent, mais cela demande de suivre strictement les règles de sécurité alimentaire et les instructions du fabricant.

Je vous souhaite de jolis bocaux bien remplis et un garde-manger anti-gaspillage. Amadine

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