Quelle planche à découper choisir ? Le guide d’achat complet

Planche à découper ronde en bois
Illustration : une planche à découper en bois, sans lien avec les modèles cités. Photo : Pisethinfo, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

On l’utilise plusieurs fois par jour sans vraiment y penser, et pourtant la planche à découper joue un rôle important en cuisine. Elle protège le plan de travail, préserve le tranchant des couteaux et conditionne une bonne partie de l’hygiène alimentaire. Bois, plastique, bambou, verre, fibre composite : chaque matériau a ses avantages et ses inconvénients. Une bonne planche, bien choisie et bien entretenue, peut durer des années. Une mauvaise abîme vos lames et devient vite un nid à bactéries. Voici comment choisir la planche adaptée à votre cuisine et à vos habitudes.

Le matériau : bois, plastique, bambou ou verre ?

Le bois

C’est le matériau traditionnel, et il reste l’un des préférés des cuisiniers. Le bois est doux pour les couteaux, agréable à travailler et durable s’il est bien entretenu. Les essences denses et à grain fin, comme l’hêtre, l’érable, le noyer ou l’olivier, sont les plus adaptées. Le bois demande toutefois un peu d’attention : il ne passe pas au lave-vaisselle, il ne doit pas tremper et il gagne à être huilé de temps en temps pour ne pas se fendre.

Il existe deux façons de fabriquer une planche en bois. Les planches en bois de fil sont taillées dans la longueur du tronc : elles sont plus courantes et moins chères. Les planches en bois de bout montrent les cernes du bois en surface, comme une mosaïque. Les fibres s’écartent sous la lame puis se referment, ce qui préserve très bien le tranchant des couteaux et limite les marques. Ces planches sont plus épaisses, plus lourdes et plus chères.

Le plastique

Les planches en polythénène ou en polypropylène sont légères, bon marché et passent souvent au lave-vaisselle. Elles existent en plusieurs couleurs, ce qui permet de dédier une planche à chaque famille d’aliments, comme en restauration : rouge pour la viande crue, bleu pour le poisson, vert pour les légumes. Leur défaut : elles se marquent avec le temps, et les entailles profondes sont difficiles à nettoyer. Il faut donc les remplacer quand elles sont trop abîmées.

Le bambou

Le bambou est léger, économique et présenté comme une ressource à croissance rapide. Il est en revanche plus dur que la plupart des bois, ce qui use un peu plus vite le fil des couteaux. Les planches en bambou sont composées de lamelles collées : choisissez-les de bonne qualité pour éviter qu’elles ne se décollent.

Le verre, le marbre et l’ardoise

Ces surfaces sont très faciles à nettoyer et élégantes pour servir un fromage ou une charcuterie. Mais elles sont très dures et abîment rapidement les couteaux, qui glissent en plus sur la surface. Elles conviennent pour présenter, pas pour découper au quotidien.

Les matériaux composites

Certaines planches sont fabriquées en fibres de bois compressées avec une résine. Elles sont fines, résistantes à la chaleur, souvent compatibles avec le lave-vaisselle et assez douces pour les lames. C’est un bon compromis entre le bois et le plastique.

La taille et l’épaisseur

Une planche trop petite oblige à travailler à l’étroit, et les aliments débordent sur le plan de travail. Pour un usage polyvalent, une planche d’environ 40 sur 30 cm est un bon point de départ. Gardez aussi une petite planche pour couper un citron ou une échalote rapidement, et une grande pour les rôtis et les volailles.

L’épaisseur assure la stabilité : une planche épaisse bouge moins et résiste mieux aux déformations. Les planches en bois de bout font souvent trois à cinq centimètres d’épaisseur. Les planches en plastique sont plus fines et plus faciles à ranger.

Les détails qui font la différence

  • Une rigole sur le pourtour, pour recueillir le jus de la viande ou des fruits.
  • Des pieds ou des bandes antidérapantes, pour que la planche ne glisse pas.
  • Des poignées ou des encoches, pour la soulever et verser les aliments dans une poêle.
  • Deux faces utilisables, une pour les aliments crus, une pour les aliments cuits.
  • Un trou de suspension, pratique pour la ranger au mur.

Hygiène : les bons réflexes

La planche à découper est un point sensible pour l’hygiène en cuisine, surtout quand on travaille la viande crue, la volaille ou le poisson. Quel que soit le matériau, quelques règles s’imposent :

  • Lavez la planche à l’eau chaude savonneuse juste après usage.
  • Utilisez des planches différentes pour les aliments crus et ceux qui seront consommés sans cuisson.
  • Laissez sécher la planche debout, à l’air libre, plutôt qu’à plat.
  • Remplacez les planches en plastique trop entaillées.
  • Poncez légèrement les planches en bois très marquées pour leur redonner une surface lisse.

Comment entretenir une planche en bois ?

Après le lavage, essuyez-la avec un torchon propre et laissez-la sécher debout. Ne la laissez jamais tremper dans l’eau et ne la mettez pas au lave-vaisselle : le bois gonfle, se déforme et finit par se fendre. Une ou deux fois par mois, appliquez une fine couche d’huile alimentaire, comme l’huile de paraffine ou une huile spéciale pour planches, puis laissez pénétrer une nuit. Pour désodoriser, frottez la planche avec du gros sel et un demi-citron, puis rincez.

Quel budget prévoir ?

Les planches en plastique et en bambou sont très abordables, souvent vendues en lot. Les belles planches en bois massif de fil sont un peu plus chères, et les planches en bois de bout de qualité représentent un véritable investissement. Les tarifs varient beaucoup : vérifiez le prix à jour sur la fiche produit.

Planche à découper et couteaux : un duo inséparable

On choisit souvent ses couteaux avec soin, puis on les utilise sur une planche trop dure qui les émousse en quelques semaines. Pourtant, le support de coupe a une influence directe sur la durée de vie du tranchant. Une surface trop dure, comme le verre, le marbre ou la céramique, fait rebondir la lame et écrase son fil à chaque coupe. Une surface trop molle se creuse vite et retient les résidus. Le bon compromis se trouve dans les bois denses, les plastiques de qualité et certains composites.

Si vous possédez des couteaux japonais à lame très dure et très fine, une planche en bois de bout ou en bois tendre de qualité est particulièrement recommandée. Leur acier, plus cassant, supporte mal les chocs répétés sur une surface dure. Pour les couteaux européens, plus souples, une bonne planche en bois de fil ou en plastique épais convient parfaitement.

Enfin, quelle que soit la planche, évitez de racler les aliments avec le tranchant de la lame pour les pousser vers la poêle. Retournez le couteau et utilisez le dos de la lame : votre tranchant vous dira merci. Pour aller plus loin, consultez notre guide dédié au choix d’un couteau de cuisine.

Questions fréquentes

Le bois est-il moins hygiénique que le plastique ?

Pas forcément. Une planche en bois bien lavée et bien séchée reste tout à fait hygiénique. Une planche en plastique très entaillée peut être plus difficile à nettoyer en profondeur. L’entretien compte plus que le matériau.

Combien de planches faut-il avoir ?

Au moins deux : une pour la viande et le poisson crus, une pour les légumes, le pain et les aliments cuits.

Comment enlever les taches sur une planche en bois ?

Frottez avec du bicarbonate de soude humidifié ou du gros sel et du citron. Pour les taches profondes, un léger ponçage à grain fin suivi d’un huilage redonne un aspect neuf.

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